CAMP ERE DE L'ESTUAIRE Port-au-Saumon

Oasis nature Charlevoix, Québec

Écologie à Port-au-Saumon

Un des orthoptères dominants autour du camp Zoël
Pasted Graphic
Photos Denis Turcotte
Trimerotropis verruculatus verruculatus,

Qui dit orthoptère pense au criquet (antennes courtes), à la sauterelle (antennes longues) et au grillon. Ëtes-vous au camp Ère de l'estuaire au cours de la deuxième moitié du mois de juillet? Si vous dites oui, vous pouvez entendre le crépitement distinct d'un orthoptère spectaculaire sur les rochers devant la Demeurance et dans le champ Zoel. Il s'agit de l'oédipode ou du criquet verruqueux. Aujourd'hui, il faut employer le premier de ces deux termes.

Depuis que je viens au camp, je suis conscient de la présence de l'espèce au camp depuis au moins 25 années. Je n'ai qu'à me rendre au site de nos ''réflexions matinales'', c'est-à-dire aux affleurements rocheux devant la Demeurance pour observer quelques individus du ''criquets'' verruqueux. En juin et au début de juillet, les individus sont des juvéniles et de petite taille. Toutefois, on peut déjà les reconnaître, surtout constater que la coloration générale de leur corps ''imite'' déjà celle des rochers environnants. Au cours des deux stages du Camp, soit le mois de juillet, les individus de cet orthoptère se développent beaucoup.

Depuis peu, nous savons que l'oédipode verruqueux peuple le champ Zoël avec plusieurs autres espèces d'orthoptères. Ainsi le 25 juillet 2005, les crépitations de nombreux mâles ''proclamant'' leur territoire ne pouvaient échapper à l'oreille attentive du naturaliste aux aguets.

Cette espèce affectionne les milieux ouverts, au sol recouvert de pierres, de gravier, de sable. L'entomologiste peut aussi le découvrir sur le bord rocheux des routes comme la 138 à la sortie du camp Ère de l'estuaire et au le long des rivages de nos cours d'eau.
Sans doute que les femelles pondent dans le sol, que les oeufs doivent survivre à nos hivers rigoureux et que l'arrivée de la fin du printemps voit apparaître de minuscules individus qui entament leur croissance, atteignant la maturité à partir de la mi-juillet ou plus tard selon les années.

J'invite le naturaliste du camp à bien observer ces voisins fascinants qui nous côtoient chaque jour et d'en profiter pour s'émerveiller de tous ces êtres vivants qui se déploient à côté de nous et vaquent à leurs occupations dans le but de survivre à tous les aléas de la nature et, ainsi, assurer leur existence d'une saison à l'autre.